Rendez-vous en… Polynésie Française ! Part 1 – Préparer son voyage et découvrir Tahiti

14 novembre 2017

Aujourd’hui, on vous fait partager un voyage un peu fou, sans doute le voyage d’une vie, qui nous a conduit littéralement à l’autre bout du monde. Polynésie Française, Tahiti, Bora Bora… ces lieux éveillent en chacun de nous l’imaginaire d’une destination paradisiaque que l’on croise sur une affiche publicitaire au détour d’un couloir de métro et qui semble terriblement inaccessible. Ces territoires idylliques ont bercé mon enfance car la maison de ma grand-mère où je passais chacune de mes vacances était parsemée de colliers de coquillages, de fleurs de tiarés séchées, de calendriers illustrés de vahinés et de photographies de plongés envoyés par un oncle parti vivre sur ces îles après y avoir trouvé l’amour ! Et me voilà 27 ans plus tard partie à la rencontre de ces paysages que j’ai mille fois rêvés sans oser imaginer concrétiser un jour ce voyage : un périple très riche en émotions !

 

 

• /   POLYNESIE FRANÇAISE, QUI ES-TU ?   \ •
 

Les nombreuses îles de la Polynésie Française furent découvertes plus ou moins intentionnellement entre le XVIe et le XVIIIe siècle par de grands explorateurs et navigateurs européens comme Wallis, Bougainville ou encore Cook. C’est en 1880 que la Polynésie devient une colonie française pour finir aujourd’hui une collectivité d’outre-mer de la République Française. Comme dans chaque ancienne colonie, on y perçoit une culture métissée influencée par les colons européens ainsi que par l’Asie et l’Amérique voisines. Mais la culture indigène, longtemps niée, s’impose de nouveau aujourd’hui à travers la cuisine, de nombreuses troupes de danse, l’artisanat et aussi le tatouage traditionnel. Issues de l’activité volcanique, les îles de la Polynésie sont toutes d’anciens volcans qui s’érodent depuis des milliers d’années et qui possèdent des récifs coralliens et une biodiversité marine d’une rare richesse, menacés par le réchauffement climatique. Sur terre, vestiges archéologiques, faune et flore endémiques et polynésiens chaleureux vous attendent de pied ferme !

 

Pour en savoir plus sur cette destination on, vous conseille de découvrir à Punaauia le Musée de Tahiti et de ses îles – Te Fare Manaha. Un peu désuet mais terriblement instructif, il vous donnera les clés pour mieux comprendre l’histoire et donc l’identité de ce territoire pas comme les autres !

 

• /   ON Y VA ?   \ •
 

La Polynésie Française est un immense territoire de 118 îles qui s’étalent sur une superficie à peu près égale à celle de l’Europe. Inutile de vous dire qu’un seul voyage ne suffit pas pour découvrir tous les trésors de cette destination ! Nous avons posé nos valises sur l’archipel des îles du vent pour explorer Tahiti, Moorea et Bora Bora.

 

 

C’est à bord de la compagnie Air Tahiti Nui que nous avons passé les 22 très longues heures de vol qui séparent Paris de Papeete, la capitale. Dans l’avion, l’immersion commence déjà avec une distribution de fleurs de Tiaré, la fleur emblématique de Tahiti, ainsi qu’une sélection de musiques et des petits plats polynésiens ! Une escale s’impose à Los Angeles pour faire le plein, se dégourdir un peu les jambes et tester la redoutable douane des États-Unis. Après un petit effort supplémentaire, nous voilà arrivées à destination et nous n’oublierons pas de sitôt cette descente d’avion sous les douces notes de Ukulélé des musiciens qui accueillent TOUS les passagers quel que soit l’heure de la journée !

 

De Tahiti, on peut rejoindre Moorea en 30 minutes avec le ferry Aremiti qui part du port de Papeete plusieurs fois par jour. Comptez 12€ par passager. Pour rejoindre Bora Bora, nous avons réalisé un vol d’une heure avec Air Tahiti depuis l’aéroport de Faa’a.

 

Le transport sera sans doute la plus grosse dépense de votre voyage car les distances sont longues et la concurrence entre les compagnies est quasi inexistante. Il est possible de faire baisser les prix en partant hors saison, en réservant très tôt vos vols et en acceptant quelques escales supplémentaires. Choisissez votre parcours et les îles que vous souhaitez découvrir avec soin. Les atolls sont petits et se visitent rapidement, la tentation est grande d’en explorer plusieurs… à condition que le porte-monnaie puisse suivre le rythme !

 

Pas besoin de visa pour ce voyage, le passeport français suffit mais l’escale à L.A. nécessite de remplir et de payer l’ESTA en ligne. Sur place, oubliez vos euros, ici on règle ses emplettes en francs polynésiens (1€ = 119XPF).

 

 

• /   DECOUVRIR TAHITI   \ •
 

Tahiti est la plus grande île de Polynésie Française, on y trouve la capitale Papeete et l’aéroport international situé dans la commune voisine de Faa’a : c’est donc le passage obligé pour tous voyageurs. Nous avons eu un gros coup de cœur pour cette ville à l’architecture éclectique, où la vie palpite, et nous sommes restées sans voix en découvrant les magnifiques et monumentales fresques de street-art qui ont envahi les murs de cette enclave urbaine cernée par la nature.

 

Papeete sous les couleurs du festival de graffiti Ono’u
 

Initié en 2014, ce festival international rassemble tous les ans des street artistes venus du monde entier pour réinventer les murs de la ville. Moment de rencontre et de partage, Ono (action de joindre une chose à une autre) U (couleurs) a métamorphosé la ville de Papeete en accueillant l’art contemporain urbain au cœur du Pacifique. Plus de 80 artistes de 30 nationalités différentes ont déjà vidé 14 000 aérosols sur des milliers de mètres carrés de surface ! Il nous a fallu plus de 3 heures pour arpenter la ville à la recherche de ces œuvres monumentales et stupéfiantes. Véritable chasse aux trésors, ce parcours nous a mené de surprise en surprise et nous a permis de nous perdre en plein cœur de la ville.

 

Coup de cœur pour la fresque arc-en-ciel de la jeune tahitienne à la pirogue, Te Anuanua Aito, de Smeth non loin du musée du street art, ainsi que pour le graffiti en 3D de Leon Keer sur le toit de l’embarcadère où de sympathiques petits robots nous attendent pour une séance photo en trompe l’œil !

 

 

 

Un petit tour au marché et une soirée aux roulottes
 

À Papeete, nous avons également apprécié faire quelques emplettes au marché couvert, Mapuru a Paraita. Sur 7 109m2 on assiste à une débauche de couleurs et de parfums et l’on fait connaissance avec l’artisanat et les mets locaux. Ce marché existe depuis 1847 et a depuis été reconstruit plusieurs fois. Son architecture métallique et rouge sang est monumentale. Depuis l’étage, on a une vue plongeante sur les étals des produits frais et on peut observer l’animation battre son plein.

 

À noter sur la liste des courses : une petite bouteille de monoï, quelques beignets firi firi au lait de coco, du poisson cru à la tahitienne, un collier de fleurs, un tiki en bois sculpté et pourquoi pas une petite perle grise !

 

 

Autre incontournable de la capitale : une soirée aux roulottes, ancêtres du foodtruck ! Présentes en Polynésie Française depuis les années 1930, ces camions-restaurants très populaires et autrefois fabriqués en bambou et pandanus ont peut-être été créés par les chinois, venus en Polynésie à la fin du XIXe siècle en tant que coolies, travailleurs agricoles. Aujourd’hui, les roulottes ont bien évolué et sont surtout devenues sédentaires. On les retrouve le soir, sur le front de mer non loin du port. Il ne reste plus qu’à faire son choix entre les différents types de gastronomies proposées (pas facile !) et à commander son plat pour le déguster ensuite autour d’une grande tablée.

 

Road Trip le long de la côte sud de l’île
 

Éloignons-nous un peu à présent de la capitale et des paysages urbains pour se rapprocher de la nature tahitienne ! De Papeete à Teahupoo, voici quelques étapes à découvrir le long de la côte sud de l’île.

 

La plage de Mahana Park
Une belle plage de sable blanc où l’on trouve une petite échoppe pour reprendre des forces après une longue plongée. On y a croisé de nombreux poissons colorés et une tortue marine ! L’astuce, c’est de repérer les taches sombres qui sont visibles depuis la surface. Ce sont des coraux (aussi appelés patates) autour desquels la vie aquatique gravite. L’équipement du parfait barboteur se compose d’un masque, d’un tuba, d’une couche de crème solaire habilement étalée du cou aux chevilles et de petites chaussures en caoutchouc terriblement fashion pour se protéger des oursins et autres éléments marins coupants.

© Tonton
 
 

Les grottes de Maraa
Une petite pause au pied de la colline de Paea nous permet de découvrir 4 grottes tapissées de fougères tombantes. Elles possèdent des bassins d’eau douce très clairs et il est même possible de se baigner dans le plus grand d’entre eux. La cavité Ana Paero donne l’impression d’être peu profonde mais ce n’est qu’un effet d’optique offert par le reflet de son plafond dans l’eau, pour se rendre compte de la supercherie, il faut s’y aventurer !

 

 
 

La plage de sable noire de Taharu, à Papara
Cette magnifique plage offre un contraste saisissant entre le sable couleur ébène d’origine volcanique et le bleu de l’océan. Oubliez le snorkeling, l’eau agitée est plus propice au surf. À cet endroit, on observe aussi la rivière Taharuu se jeter dans l’océan après un long périple depuis le centre de l’île.

 
 

La source naturelle de Vaima
Située non loin de la route, cette source sacrée est à peine indiquée mais très facile d’accès. En remontant le cours d’eau qui se jette dans la mer, on découvre deux petits bains à remous naturels, gardés par quelques anguilles de bonne taille ! L’eau est fraiche mais reconnue pour ses vertus curatrices.

 

 
 

Les jardins d’eau de Vaipahi
Non loin de la source, ce jardin à la végétation foisonnante offre, au choix, une petite heure de balade sereine bien à plat ou quelques parcours de randonnées plus sportifs. On y trouve une belle cascade, des jardins d’eau et une flore d’une grande richesse.

 

 
 

Le restaurant L’escale du France
Après avoir dépassé l’isthme de Taravao, nous voilà sur la presque-île de Taiarapu (ou Tahiti Iti, petit Tahiti). Il est temps de faire une halte gastronomique le long de l’océan dans une petite paillote où l’on a les pieds dans le sable, près de la plage de Maui ! Les plats sont simples, copieux et délicieux. La vue sur l’océan et Tahiti est magnifique.

 
 

Le village de Teahupoo
Et pour finir, nous voici arrivées au bout de la route, impossible donc d’aller plus loin ! L’escapade le long de la côte sud se termine sur la plage de Teahupoo, connue dans le monde entier pour ses vagues larges et épaisses qui forment un tube parfait pour les surfeurs. Chaque année, la compétition internationale Billabong Pro y a lieu et on peut y observer des vagues de 10m de haut !

 
 

A suivre – On poursuit ce voyage sous le soleil de Moorea et Bora Bora !

 
 

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