Balade en compagnie d’Hector Guimard, maître de l’Art Nouveau

11 juin 2015

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Par une matinée ensoleillée, réchauffées par les rayons d’un soleil un peu pesant, nous sommes parties à la recherche des créations architecturales d’Hector Guimard, représentant emblématique de l’Art nouveau en France.

 

Cet architecte, né en 1867, dessina plus de 380 stations de métro entre 1899 et 1904, ce qui fît sa postérité. Si aujourd’hui il n’en subsiste que 66, d’autres constructions remarquables se sont maintenues dans le paysage parisien.
Immeubles, hôtels particuliers, villas… la grande majorité d’entre elles se retrouvent dans le 16e arrondissement. En effet, au début du XXe siècle, le quartier d’Auteuil fut le lieu de nombreuses expérimentations architecturales. A cette époque, les villages de Passy et d’Auteuil venaient d’être rattachés à Paris, Auteuil ne possédait que trois rues et de vastes espaces étaient disponibles à la construction.

 
 
 

Hector Guimard y réalisa de nombreux édifices en s’inscrivant dans le mouvement artistique de l’Art nouveau avec ses lignes courbes, ses arabesques et ses décors inspirés de la faune et de la flore. Surnommé le « style nouille » par ses détracteurs, l’Art nouveau fût aussi parfois appelé le « style Guimard », l’architecte ayant marqué les esprits avec ses célèbres bouches de métro parisiennes !

 

Suivez-nous pour une balade architecturale surprenante à la découverte d’un vocabulaire ornemental végétal et organique qui donne au moindre détail une importance toute particulière. Gouttières, balustrades, grillages, perrons… Rien n’est laissé au hasard, tout est travaillé avec finesse et élégance : prenez le temps de découvrir toutes les subtilités de ces constructions complexes. Vous serez surpris de deviner au loin, après avoir bien étudié les créations des premières étapes, la prochaine construction d’Hector Guimard du parcours, si singulière et caractéristique dans le paysage urbain parisien.

 
 

La promenade

 

Commencez votre balade au 14 rue Jean de la Fontaine dans le 16e arrondissement, devant le Castel Béranger. C’est lui qui lança la carrière d’Hector Guimard en 1898 après avoir été primé au 1er concours de façades de la Ville de Paris. Vous y découvrirez plusieurs éléments caractéristiques de l’œuvre de l’architecte : bow-windows, loggias, briques et ferronneries ouvragées. Les menuiseries, la serrurerie, les vitraux et le mobilier d’intérieur furent aussi dessinés par Hector Guimard.

 

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Un peu plus loin, à l’angle de la rue Agar, l’immeuble du 17-19-21 rue Jean de La Fontaine est aussi une création de l’architecte. Plus sobre et monochrome, l’immeuble ne manque cependant pas de charme et possède de nombreux détails ornementaux d’une grande beauté. L’ensemble est monumental et se compose de sept immeubles de six étages.

 

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En continuant sur la rue Jean de la Fontaine, ne manquez pas la rue François Millet à votre gauche. Au numéro 11, l’immeuble Trémois possède une façade très étroite sur laquelle les bow-windows ont laissé place à une avancé discrète des fenêtres centrales. Encore une fois, la ferronnerie s’entrelace avec beaucoup de grâce devant les ouvertures.

 

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Au 60 rue Jean de La Fontaine, l’hôtel Mezzara a résisté aux spéculations immobilières. Construit pour un industriel Vénitien créateur de dentelles et de textiles, il est aujourd’hui l’annexe du Lycée Jean-Zay.

 

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Poursuivez sur la rue Jean de la Fontaine puis bifurquez à droite, avenue Mozart. Au n°122, un Hôtel particulier porte le nom de l’architecte. L’Hôtel Guimard fût conçu en 1909, pour son épouse, jusque dans les moindres détails : Hector dessina l’intégralité du mobilier pour que celui-ci s’adapte aux pièces ovoïdes qu’il avait imaginées.

 

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Poursuivez sur l’avenue Mozart, puis empruntez la rue Henri Heine. Au n°18, les ornements de style Art nouveau se font rares et préfigurent la fin de ce mouvement artistique. Hector Guimard y habita quelques temps avant de s’envoler pour New-York en 1938.

 

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Revenez sur vos pas pour prendre la rue Jasmin. Au 3 square Jasmin, une petite maison blanche est le dernier témoin d’un lotissement qui n’est jamais sorti de terre. La plupart des éléments de la construction ont été préfabriqués avant d’être montés sur place. Nous sommes en 1922, c’est la fin de la Première Guerre Mondiale, il faut construire vite et à bas prix.

 

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La balade n’est pas finie. Les constructions d’Hector Guimard se sont véritablement égrainées dans tout l’arrondissement. Direction le sud du quartier ! Le métro Jasmin voisin vous conduira jusqu’à l’arrêt Michel-Ange Molitor sur la ligne 9.

 

De retour au grand air, direction le n°34 de la rue Boileau. Vous y trouverez l’Hôtel Roszé, enseveli sous la végétation. Difficile de deviner sa silhouette sous le lierre qui envahit la façade.

 

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Continuez votre route puis tournez à gauche, rue Jouvenet, et arrêtez-vous devant le 41 rue Chardon Lagache. Avec le Castel Béranger, l’Hôtel Jassedé est sans doute la construction la plus remarquable de l’architecte. Ses façades ont d’ailleurs été récemment restaurées. Ici, aucune symétrie n’est appliquée et la diversité des matériaux (briques, pierres, terres cuites, grès émaillés) produit un résultat éblouissant.

 

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Reprenez la rue Jouvenet et descendez jusqu’à l’avenue de Versailles. Au n°142, le majestueux immeuble Jassedé conclut la balade. Briques et pierres témoignent encore une fois de l’économie de moyen. Cependant les décors en fonte embellissent les façades et leur donne un petit air japonisant !

 

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